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Enregistrement en la Basilique d'Avioth

Le 25 Mars 2012, Jo Quail, Mickaël Hoebregs et Lucie installent de quoi enregistrer en la Basilique d’Avioth. La pièce 5 était déjà écrite. Recherche du son, dans cette Basilique où l’acoustique est exceptionnelle. J’y (Lucie) était déjà allé, avec une grande envie de chanter, de « faire vivre » le son, ce jour là, il y avait du monde, ma timidité l’a emporté. C’était un luxe de mettre au point les quelques lignes que j’avais écrite dans ce contexte. Jo a terriblement bien joué cette pièce, la numéro 5. C’est une pièce qui évoque la détresse de la Vierge de se retrouver là, dans une église où elle n’a rien a faire, un point éloigné du lieu originel dans lequel elle a été placée, un lieu plus que symbolique, hautement chargé d’énergies particulièrement connectées entre terre et ciel. Le thème central évoque la sérénité de la Vierge, j’ai voulu aussi exprimer sa volupté, sa féminité. Il est ponctué de 3 états : le réveil, le questionnement, l’action. Les dernières 30 secondes de ce titre sont le « silence » dans la Basilique qui suit la prestation de Jo. La Pièce 6 est écrite sur la base d’une improvisation de Joanna. Les deux violoncelles ont été enregistrés dans la Basilique. Le froid commençait à nous faire mal aux doigts et à dérégler les instruments. Le violon a été enregistré après une réorganisation des cycles. Dans toutes ces pièces où la Vierge est centrale, j’ai visualisé la grâce féminine, ce que je vois et ressens d’une femme dans son plein épanouissement physique, mental et intuitif. Cette Vierge voyageuse du bout du monde, indicatrice des énergies terrestres et célestes, m’a inspirée tout au long de mon écriture. J’ai été aussi guidée par les traits épurés et puissants des Icônes de Mickaël dont Arvernis, une de mes préférées.

Série Originelle (bois & schiste).

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Musique de Lucie Dehli.

Un album contemporain néo-classique enregistré à la Basilique d'Avioth illustrant en 8 pièces la légende commune des Vierges Noires

Salve Regina

Une démarche artistique

Premier enregistrement d'un nouvelle version sur les lieux même où Bernardus inaugura le sien, près de 900 ans après.

L’antienne Salve Regina est une prière dédiée à la Vierge Marie. Elle est chantée. Son incipit littéraire (qui sert de titre) signifie Salut, ô Reine en français. Elle aurait été composée par Hermann de Reichenau (abbaye de Reichenau, sur une île du lac de Constance, au sud de l’Allemagne). Saint+Bernard serait l’auteur des trois dernières invocations : O Clemens, O Pia, O Dulcis Virgo Maria. Selon une tradition, il se trouvait dans la basilique Notre-Dame d’Avioth quand il chanta le Salve Regina pour la première fois. D’autres sources attribuent au saint la composition de toute l’antienne. Le réformateur du xvie siècle Martin Luther trouvait que cette prière exagérait le rôle de Marie dans l’histoire du salut de l’âme3. De fait, dans l’Église catholique, le langage de la dévotion n’est pas le même que celui des dogmes et cela put l’irriter. Au xviie siècle, les jansénistes ont voulu changer certaines paroles de la prière.

De nombreux Salve Regina ont été composés en différentes époques. En dehors de toute croyance, dans mon parcours de musicienne classique et parmi toutes les oeuvres qui m’ont fascinées, j’ai été poursuivie des années durant par le Salve Regina de Pergolese. J’ai laissé une part de mon inconscience s’exprimer et je me suis immergée dans l’écriture d’un Salve Regina, une écriture moderne, avec la répétition d’un Thème central et de phrases découpées du texte comme des « couplets ». J’ai mis en avant l’ajout de St Bernard, la seule voix en solo de toute la pièce. Partition originale du Salve Regina avec annotation Gregorienne.

Sacra Faminæ, le blog

Mystère des Vierges Noires, antérieures aux Vierges blanches, origines, parcours et histoires confuses, chargées de sens et de contradictions, néanmoins inscrites dans une légende récurrente. Icônes aux richesses invisibles au regard commun, grâce et dénuement. Beauté et simplicité de de la Mère et de l’Enfant, représentation épurée de la paix, de l’harmonie et de l’épanouissement. Repos, compassion et plénitude de la féminité à son état nu. Femme d’intuition et d’intelligence universelle, Sacra Feminæ. En novembre 2011, Mickaël Hoebregs donne forme à des Icônes vues ou pensées depuis des années. Il les regroupe sous le concept du Féminin Sacré, Sacra Feminae et nourrit petit à petit de dessins, infographies et gravures, ce qui deviendra la base d’une oeuvre en images et musiques contemporaines. Dans son aventure, Mickaël Hoebregs est rejoint par Lucie Dehli qui offrira à ses images une musique originale, jouée en collaboration avec Jo Quail. Aujourd’hui exposée dans les caves de l’Abbaye d’Orval sous le nom de Sedes Sapientiae, le concept Sacra Feminae évolue chaque jour. Enrichi de nouvelles images, projets, et textes.

Mickaël Hœbregs
6 rue Prof. Mahain - 4000 LIEGE - Belgique
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