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Éditions vectorielles

Une image vectorielle est redimensionnable sans perte de qualité, ni de précision contrairement à une image matricielle. Une image en mode trait, en informatique, est une image numérique composée d'objets géométriques individuels (segments de droite, polygones, arcs de cercle, ...) définis chacun par divers attributs de forme, de position, de couleur,. Elle se différencie de cette manière des images matricielles (ou « bitmap »), dans lesquelles on travaille sur des pixels. Par nature, un dessin vectoriel est reconcu à chaque visualisation, ce qui engendre des calculs sur la machine. L'intérêt est de pouvoir redimensionner l'image à volonté sans aucun effet d'escalier. Le principe de base du dessin vectoriel consiste à décrire des formes géométriques simples (arcs de cercle ou d'ellipse, segments de droite, courbes de Bézier...), auxquelles on peut appliquer différentes transformations : rotations, écrasement, mise à l'échelle sans limites. Chacune des primitives géométriques possède un certain nombre d'attributs (position, couleur, remplissage). Lors d'une représentation, le logiciel travaille avec des lignes (ou encore courbes de Bézier) & des surfaces. Toutes les lignes, individuellement, sont définies par des points caractéristiques qui définissent son équation. Ces points caractéristiques forment un vecteur. Ainsi, cette équation est calculée par l'ordinateur et est gardée en mémoire par celui-ci. Le tracé est commandé par le vecteur, les caractères du trait et la couleur de la surface. Ainsi, tous ces paramètres restent modifiables séparément. La représentation vectorielle introduit une notion de couches de dessin. Il est possible de super- poser plusieurs plans de courbes, ce qui est impossible à réaliser en représentation bitmap puisqu'il n'y a qu'une seule couche, chaque point nouveau écrase le point précédent. Cette notion sera utilisée dans le domaine de la cartographie. L'avantage d'une représentation vectorielle est la finesse et la précision des tracés. Il est possible de modi- fier chaque ligne très rapidement et d'un seul coup. En effet, cette représentation implique un nombre limité d'objets graphiques. D'autre part, ces fichiers graphiques sont très légers. À chaque zoom, le tracé reste précis car l'ordinateur recalcule les coordonnées en fonction de l'échelle demandée (alors que pour une représenta- tion bitmap, le zoom s'applique aux points). À partir d'un certain nombre de zooms en représentation bitmap, les courbes ont tendance à se dégrader, au lieu d'une courbe lisse, une forme en escalier apparaît, ce qui est bien moins fin qu'une représentation vectorielle où l'image garde sa pureté originelle. En clair, le dessin vectoriel offre une possibilité de « zoom infini » & d’impression sans limites. Un dessin vectoriel permet une résolution d'image quasiment infinie. À résolution égale, il est en gé- néral moins lourd & numériquement plus portable & universel en taille qu'un dessin « bitmap ».

L’image traitée peur être exploitée sans aucune perte de qualité, codage binaire donc compatible universel. Les dessins sont «gravés numérique- ment donc inscrits dans une dimension immatérielle.
Vector Qvixote

L'histoire de l'ingénieux hidalgo de la Mancha, texte intégral de Cervantes (éd. originale) & traduction française, illustrée de 150 dessins vectoriels contemporains.

Le propre de l’Artiste est de continuer à vivre après sa mort à travers son oeuvre. 400 ans que le tome 2 a été édité, quatre siècles que l’Histoire de l’ingénieux hidalgo de la Mancha reste une référence. Pour la première fois toute l’Histoire de don Quixote a été dessinée en vectoriel sur tablette numérique & s’inscrit dans le virtuel, autant destiné au Cloud qu’à la matérialisation optimum pour entrer dans la postérité. J’ai travaillé sur l’histoire de ce personnage voilà quelques années pour le design de la scénographie d’un spectacle de Benjamin Belaire. En 2014 le chevalier à la triste figure m’a rappelé. La narration graphique captive l’œil curieux & amusé du tout public auquel il ne faudra qu’un pas pour ensuite lire le roman de Cervantes. Mon œuvre a été présentée pour la première fois à la Maison de l’Europe & des Relations Internationales de Montpellier sous forme de monotypes avec l’impulsion de Georges Andreu, directeur du Centre Culturel Hispanique don Quijote que je remercie infiniment.
Introduction

Benjamin Belaire Metteur en scène

In Quessada-Quechida-Quichotte.

Que regardes-tu ? Tu regardes un vieux fou. Fou de la pire des folies, celle qui fait croire à l’homme que le monde peut changer. Qu’il peut être différent de ce qu’il voit, différent de la cruelle vérité, de cette vérité qui crache au visage, qui assoiffe, qui étouffe. Oui, je sais, elle est pourtant belle cette folie. Mais cette folie, elle envoie les hommes aux galères, elle fait dire au mendiant que la vie est belle. In Quessada-Quechida-Quichotte. D’une rencontre, il fait une passion, un hommage, une renaissance. D’une rencontre, il tisse un lien fort, silencieux et solide. Il prend les choses pour les laisser vagabonder dans sa tête. Il laisse ses doigts danser. Il pose ses yeux au delà de l’horizon. Il rend les choses plus fortes, il met du poids, du mouvement, de l’espoir. D’une rencontre, il en prend la mesure, s’interroge, sait ce qui a déjà été fait et pense à ce qui doit être fait. D’une rencontre, il touche au sublime. Sa rencontre avec le personnage, c’est une création commune et une amitié qui nait. Un peu comme ce héros bien connu, il s’est battu contre des moulins à vent, il en a construit, une trentaine pour la scénographie du spectacle QUESSADA-QUECHIDA-QUICHOTTE. Ensuite, il a pris un bol de barbier pour un casque. Une cour d’auberge pour une cour de palais. Une tablette numérique pour point de départ à la création. De discussions sur un personnage est né dans sa tête une oeuvre, grande, un hommage, une relecture du plus grand roman de ce millénaire. C’est un artiste et un grand, c’est un ami aussi. C’est un fou. Un idéaliste. S’il fallait se demander pourquoi avoir choisi don Quichotte, rencontrer le personnage, c’est y répondre et je ne parle pas ici de sa silhouette qui pourrait faire passer son ombre pour l’espagnol à la triste figure. Né dans la campagne belge, loin de la chaleur de la Mancha, entouré de paysages désertiques, plus vert que désert, non loin de moulins... mais pas assez pour en faire un point de départ. D’illustration de planche de skate board, de création design d’objet du quotidien, d’affiche pour un musicien, un spectacle, une voiture, de graphiste designer, il est devenu artiste. De ces artistes qui subliment une paysanne, des bergers et des moulins. Il se libère des contraintes pour s’en imposer, les siennes et loin d’être les plus faciles. Il décide de redessiner les vierges noires, il prend son bâton de pèlerin et fait le tour de France à la recherche de ces vierges, il dessine de la tauromachie, il va donc jusque là où les hommes portent des capes rouges, il imagine illustrer un livre, il s’attaque aux deux tomes de don Quichotte! C’est un fou! Un de ces fous qui changent le monde, un de ces fous qui mettent des couleurs, qui re- dessinnent, parce que c’est comme cela que cela doit être. C’est un personnage sous lunettes noires et sourire absent, c’est un personnage silencieux qui dit tellement de choses. Il est comme ses créations, une série de lignes qui se ressemblent, se séparent, disent, quand on prend le temps de les regarder. Et puis, il ne faut pas que cela deviennent une hagiographie. Parce qu’il avance, toujours un projet d’avance, toujours une surprise, toujours une difficulté choisie pour se dépasser. C’est don Quichotte... C’est un artiste, mon ami.

Prologo

Javier Martinez Escultor, pintor y artista plástico

Mexico

Es un gran placer para mí poder presentar esta obra de arte, donde el autor, colega y fino amigo exhibe la obra de don Miguel de Cervantes: El Quijote. Donde con un excelente trabajo realizado nos lleva de la mano con imágenes a recorrer la historia y el tiempo, y a la vez formar parte activa de las aventuras de aquel famoso hidalgo, caballero e idealista y su fiel escudero Sancho Panza. Sus ilustraciones nos recuerdan no sólo la creación literaria, sino que todos y cada uno de nosotros llevamos un caballero dentro, dicho caballero, nos ha invita a recorrer el camino que pinta la luna sobre el mar por ideales propios, luchas internas y la búsqueda del amor. Ya hemos sido testigos del talento y creatividad de Mickaël, por sus creaciones ejecutadas con anterioridad, por ser un trabajo exquisito y de buen gusto, donde ya ha dando muestra de su compromiso con un arte no sólo en diseño sino en la utilización de las artes gráficas y la tecnología para representar otras artes, para expresar un sentir, un pensamiento o una ideología, por medio de trazos en color o solo negro. Pero cabe destacar mi preferencia por la presente obra, donde el artista va progresando y dando lo mejor de sí. El talento se muestra en cada trazo de estas ilustraciones, donde no sólo se deja en claro en talento artístico del autor, también nos muestra la interpretación de la historia, presentando los pasajes por medio de trazos, líneas y formas. Las artes gráficas tienen en Mickaël HŒBREGS un representante que une talento, habilidad, creatividad y buen gusto. Recomiendo ampliamente esta obra ya que representa gráficamente la obra cumbre de Cervantes, un clásico literario para todo público, para los niños y jóvenes es un recordatorio de la sabiduría que enseñan los valores, para los varones refrenda la caballerosidad, para las damas por ser el amor que anhelamos de ustedes día a día nosotros los hombres y para los amigos la bandera de la amistad. Esta obra contiene la riqueza de un clásico que debe existir en la biblioteca de cada hogar no sólo por la obra que representa, sino por la habilidad con que es representada. Agradezco el tiempo y espacio para compartir los sentimientos nobles que la presente obra me generó y felicito a mi amigo el autor por el fino y excelente trabajo realizado.

PRÉFACE

Georges Andreu Directeur du Centre Culturel Hispanique Don Quijote

Montpellier • France

L’Ingénieux Hidalgo don Quichotte de la Manche est un roman écrit par Miguel de Cervantes Saavedra et fut publié en deux parties, en 1605 et 1615. Il est considéré comme le premier roman moderne grâce à sa technique narrative et a été traduit et diffusé dans le monde entier. Fou, idéaliste, chevaleresque, tenace, justicier, fidèle en amour... C’est ainsi qu’est considéré notre chevalier. Même ceux qui n’ont pas lu le livre connaissent l’épisode des moulins à vent. Le don Quichottisme, donquichottesque, une dulcinée, une rossinante sont quelques termes passés dans le langage courant. Une petite précision : Rossinante était un mâle. Pour les incrédules, je vous renvoie à l’épisode de Rossinante face à un troupeau de mules. don Quichotte réapparaît durant la guerre d’Espagne. Tout commença le 12 octobre 1936. Miguel de Unamuno, recteur de l’Université de Salamanca, devait faire un discours alors que Franco, Millan-Astray et leur armée avaient envahi l’enceinte. Millan-Astray, fondateur de la légion espagnole, était manchot. - “Je viens d’entendre un cri insensé : Viva la muerte ! Ce ridicule paradoxe me semble repoussant. Millan-Astray est un invalide. Cervantes l’était aussi. Je suis tourmenté par le fait que le général Millan-Astray puisse dicter les normes de la psychologie de masse. Un mutilé dépourvu de la grandeur spirituelle de Cervantes qui multiplie les mutilés autour de lui”. En entendant ces mots, Millan-Astray sortit son revolver en criant “ Mort aux intellectuels ! Viva la muerte ! “ Unamuno répliqua : “ Ceci est le temple de l’intelligence. Vous profanez son enceinte sacrée. Vous vaincrez, mais vous ne convaincrez pas !” Puis il se retira en ajoutant “ Don Quichotte ne se rend pas car il n’est pas pessimiste.” Pessimistes, les Républicains espagnols et les Brigades Internationales ne l’étaient pas. Ils combattirent pendant près de trois ans contre les armées de Franco, Hitler et Mussolini. Puis ce fut la Retirada, la retraite de la République espagnole vers la France. don Eulalio Ferrer Rodriguez avait 19 ans et était le plus jeune capitaine de l’armée républicaine. Il passa par Banyuls où il rencontra Antonio Machado et sa mère, assis sur un banc, grelottant sous la pluie. En véritable don Quichotte, il leur offrit sa capote militaire pour qu’ils puissent s’abriter. En arrivant au camp de concentration d’Argelès sur mer (c’est ainsi que la France les accueillit), Don Eulalio croisa un soldat qui criait : “ J’échange du tabac contre ce livre !”. Il avait du tabac et ne fumait pas, il fit donc l’acquisition d’une vieille édition de 1906 de don Quichotte. La lecture de cet ouvrage lui a permis de survivre et de rester optimiste alors que bon nombre de ses compatriotes internés sombraient dans la folie. Plus tard, exilé au Mexique, il créa le Musée Iconographique de don Quichotte à Guanajuato en hommage à notre héros. Ce musée est le plus important du monde et contient quelques 350 pièces (dessins, peintures, sculptures) venues du monde entier. En août 1944, ce furent les espagnols de la Nueve (la 9e Compagnie) qui rentrèrent les premiers dans Paris et qui obtinrent la reddition de von Scholtitz, le gouverneur de Paris. Le 26 août 1944, lorsque De Gaulle parade sur les Champs Elysées, il est protégé par les combattants de la Nueve. Le char qui est sur sa droite s’appelle, bien sûr, le don Quichotte. Enfant de combattants espagnols et fondateur du Centre don Quijote de Montpellier, il était évident que je devais commémorer les 400 ans de notre personnage en 2005. J’avais acheté à Barcelone une magnifique livre édité pour l’anniversaire de notre chevalier errant. Il était illustré par l’incontournable Gustave Doré. A Montpellier, certains firent des expositions de reproductions du célèbre illustrateur pour célébrer l’événement. Pour ma part, je voulais innover. Je proposai donc à des amis peintres et sculpteurs de laisser libre cours à leur imagination pour cette commémoration. L’exposition fut un véritable succès. C’est à la fin de l’année 2014 que Mickaël Hoebregs m’a contacté. Il s’intéressait à Don Quichotte et faisait du graphisme vectoriel. J’ignorais totalement de quoi il s’agissait. Il m’envoya donc “ Vector Quixote”, l’histoire vectorielle de l’ingénieux hidalgo de la Mancha. Etonnant, surprenant ! son graphisme était moderne, totalement innovant ! Je me renseignai sur l’artiste et appris qu’il était belge et qu’il s’intéressait également à la tauromachie et aux vierges noires. Il me proposait de faire une exposition à Montpellier pour les 400 ans du 2e tome de don Quichotte. Bien sûr, j’étais d’accord ! Comment l’association don Quijote pouvait elle passer à côté d’un tel événement ? Il fallait maintenant trouver des lieux d’expositions dignes de ce nom. Après de nombreuses démarches, je trouvai deux lieux d’expositions sur Montpellier : La Maison des Relations Internationales et La Brasserie Chez Barth, en face de l’Hôtel de Ville. Puis nous nous sommes enfin rencontrés à Montpellier, devant un bon repas. C’est là que j’ai appris que Mickaël avait écouté toute l’histoire de don Quichotte sur C.D. et qu’il illustrait les principales aventures de notre chevalier au fur et à mesure. Un travail de Titan. Puis Mickaël a également réalisé les affiches annonçant les expositions. Elles sont superbes. On m’en réclame encore à Montpellier où il a bon nombre d’admirateurs. Le Centre Culturel Hispanique don Quijote a été le premier à exposer ton travail et j’en suis fier. Fier de te compter parmi mes amis. “- Changer le monde, mon ami Sancho, ce n’est ni folie ni utopie mais Justice.” Révolutionner les illustrations de don Quijote ? Si ! Podemos ! C’est possible ! Et tu l’as réalisé avec succès ! Merci.

Vector Qvixote – Démo


EXPOSITIONS

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Hypnérotomachia Poliphili

1499-2017

Le Songe de Poliphile

Francisco Colona Rédigé en 1467 et imprimé à Venise en 1499, est un roman illustré italien écrit en un mélange de grec, de latin et d'italien dialectal. Qualifié de l'un des « livres les plus beaux du monde », il est aussi l'un des plus mystérieux de la Renaissance. Ce « Combat d'amour en songe » eut, au xvie siècle et au xviie siècle, une grande influence, d'abord en Italie et en France, sur la « République des Lettres », et, notamment, en architecture et dans l'art des jardins. Alde Manuce a imprimé ce livre à Venise en décembre 1499.

Auteur anonyme

Un acrostiche tend à faire attribuer l'œuvre à un certain Francesco Colonna, identifié traditionnellement avec le moine vénitien Francesco Colonna et plus récemment avec Francesco Colonna, seigneur de Palestrina. Poliphile rêve de celle qu'il aime, Polia, mais elle se montre totalement indifférente à ses avances. Commence alors un voyage initiatique qui le conduira sur l'île d'amour : Cythère. Le rêve commence, à la manière de la Divine Comédie, dans les affres d'une forêt obscure, où Poliphile, recru de fatigue, s'endort au pied d'un arbre et se retrouve transporté en songe (un rêve dans le rêve) dans un monde merveilleux, jonché de débris antiques. Cependant, de nombreux bâtiments sont encore intacts et Poliphile nous en conte l'architecture par le menu : leurs proportions, leurs ornements, les inscriptions qu'ils portent (souvent en grec, latin et hébreu, parfois même en arabe). Son périple lui fait rencontrer force allégories et êtres fabuleux : des monstres, des faunes, des nymphes, des dieux et déesses. Les nymphes en particulier se montrent très attentionnées et lui présentent « sa » Polia, procèdent à une cérémonie nuptiale, puis emportent les amants sur l'île de Cythère où règne le dieu de l'amour Cupidon. Mais lorsque Poliphile veut serrer sa maîtresse contre lui, elle s'évapore dans ses bras et il comprend que tout cela n'était qu'un rêve. Un tel schéma narratif ne suffirait pas à lui seul à remplir le livre : l'essentiel des pages est consacré à des descriptions plus que minutieuses de l'architecture des bâtiments que Poliphile trouve sur sa route, à des gloses sur l'agencement des jardins merveilleux et des buissons sculptés qu'ils contiennent, à la présentation de machines, qui ne laissent pas de le surprendre, et à l'interprétation enfin des nombreuses épigraphies qui se trouvent sur les édifices, sculptures, stèles, etc., qui ornent le chemin du héros.

Hypnérotomachia Poliphili – Démo

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De la déclamation des louenges de follie

Éloge de la Folie ou L’Éloge de la Folie, ou également La Louange de la sottise, ou encore La Louange de la Folie dont le titre grec est Μωρίας ἐγκώμιον (Morías engkômion) et le titre latin, Stultitiæ laus, est une declamatio écrite en latin en 1509 par Érasme de Rotterdam et imprimée pour la première fois en 1511 à Paris chez Jehan Petit et Gilles de Gourmont et peu de temps après réimprimé ne varietur à Strasbourg daté d'août 1511 chez Mathias Schurer. Après en avoir conçu les grandes lignes au cours de ses voyages sur les routes d'Italie et d'Allemagne, Érasme révisa et développa son travail, à l'origine écrit en une semaine, pendant son séjour chez Thomas More (l’auteur d’Utopie) dans la propriété que ce dernier avait à Bucklersbury. On considère que c'est l'une des œuvres qui ont eu le plus d'influence sur la littérature du monde occidental et qu'elle a été un des catalyseurs de la Réforme. L'ouvrage sera mis à l'Index en 1557 lors de la Contre-Réforme.

Erasme

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1511-2017

Elle commence avec un savant éloge imité de l'auteur satirique grec Lucien de Samosate, dont Érasme et Thomas More avaient récemment traduit l'œuvre en latin, un morceau de virtuosité dans le délire. Le ton devient plus sombre dans une série de discours solennels, lorsque la folie fait l'éloge de l'aveuglement et de la démence et lorsqu'on passe à un examen satirique des superstitions et des pratiques pieuses dans l'Église ainsi qu'à la folie des pédants. Érasme était récemment rentré profondément déçu de Rome, où il avait décliné des avances de la Curie romaine. Peu à peu la folie prend la propre voix d'Érasme qui annonce le châtiment. L'essai se termine en décrivant de façon sincère et émouvante les véritables idéaux chrétiens. Il s’agit d’une thèse humoristique, rédigée en latin de manière volontairement savante, truffée à dessein de locutions grecques, découpée en 68 articles. Érasme y fait parler la déesse de la Folie et lui prête une critique acerbe des diverses professions et catégories sociales, notamment les théologiens, les maîtres, les moines et le haut clergé mais aussi les courtisans dont nous avons une satire mordante. Il existe une référence directe au genre au chapitre LX. « Mais il n’est pas dans mon sujet d’examiner la vie des papes et des prêtres, j’aurais l’air de composer une satire au lieu de mon propre éloge, et l’on pourrait croire qu’en louant les mauvais princes j’ai l’intention de censurer les bons. » Cette citation illustre bien le ton de l'œuvre, où la Folie fait son propre éloge, mais un éloge transformé par Érasme en une véritable satire. Cette technique permet de surprendre le lecteur, d'affiner la dénonciation des travers de ses contemporains, et de rendre son propos plus efficace. Cet auteur a excellé dans le genre satirique. Ainsi, il est l’auteur des Colloques : une satire piquante des mœurs de son époque qui souligne son esprit indépendant. Mais dans L’Éloge de la Folie, la satire s’élargit et dépasse l’époque de son auteur pour atteindre la société humaine en général.

De la Déclamation des Louenges de Follie – Démo

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Les Métamorphoses d'Ovide [Publius Ovidius Naso]

Les Métamorphoses sont un poème épique d'Ovide, dans lequel il a réuni environ 250 mythes et légendes. C'est un ouvrage de près de 12 000 vers regroupés en quinze livres. Les Métamorphoses ont connu un grand succès et ont inspiré de nombreuses œuvres artistiques à travers les siècles. Elles racontent des histoires de transformations d'hommes, de héros ou dieux en animaux ou plantes.

Les auteurs dont s'inspire Ovide sont des poètes de l'époque hellénistique qui songèrent à regrouper les légendes grecques présentant les métamorphoses des dieux ou des mortels de la mythologie. Parmi ces poètes il faut citer Nicandre de Colophon (IIIe-iie siècle av. J.-C.), Antigone de Caryste et Parthénios de Nicée (ier siècle av. J.-C.). Le renouveau du pythagorisme donne aussi une certaine actualité à la doctrine du transformisme. Ovide met en scène des centaines de fables (environ 250) depuis le Chaos originel jusqu'à l'apothéose d'Auguste César, de façon soit développée soit allusive. Le plus difficile est de donner à cette matière hétérogène une certaine unité. Ovide y parvient, non sans artifices, en s'inspirant des catalogues et des généalogies archaïques (comme le Catalogue des femmes d'Hésiode). Toutes les qualités d'Ovide, verve naturelle, art du développement, effets de surprise, adresse dans les transitions, élégance et légèreté de touche se retrouvent dans les Métamorphoses mais avec un dosage particulier afin de correspondre à la durée du poème. Ainsi Ovide recherche le pittoresque avec bonheur et pousse parfois jusqu'à un réalisme brutal comme dans ce portrait de la Faim (VIII, v. 790-799) : « (...) Elle cherchait la Faim : elle la vit dans un champ pierreux, d'où elle s'efforçait d'arracher, des ongles et des dents, de rares brins d'herbe. Ses cheveux étaient hirsutes, ses yeux caves, sa face livide, ses lèvres grises et gâtées, ses dents rugueuses de tartre. Sa peau sèche aurait laissé voir ses entrailles ; des os décharnés perçaient sous la courbe des reins. Du ventre, rien que la place ; les genoux faisaient une saillie ronde énorme, et les talons s'allongeaient, difformes, sans mesure... » Illustration de Virgil Solis pour une édition de 1562 : la métamorphose des pierres que lancent Deucalion et Pyrrha derrière eux. La psychologie des personnages est variée et s'accompagne quand c'est nécessaire des ressources de la rhétorique voire de la déclamation (dispute d'Ajax et d'Ulysse autour des armes d'Achille (XIII). Quant aux combats, ils ont parfois l'allure épique des grandes épopées. Cependant, Ovide ne renonce pas à sa frivolité ni à la malice du poète qui ne souhaite pas être dupe de son récit, ce qui nuit parfois à l'harmonie d'ensemble de l'œuvre. Enfin Ovide, bien qu'il ait été en contact avec le pythagorisme qui ne cesse à cette époque de faire des progrès dans la haute société romaine, ne le fait intervenir qu'à son dernier chant avec une magnificence de termes mais sans grande profondeur. Les Métamorphoses ne sont pas totalement terminées quand Ovide est exilé à Tomis (l'actuelle Constanţa en Roumanie, au bord de la mer Noire). C'est dans cet endroit, qui pour lui est un exil infernal, qu'il termine à une date imprécise, sans doute autour de l'an 9 ou 10, son œuvre qui est la seule du poète latin composée en hexamètres dactyliques.

Les Métamorphoses – Démo

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Vers Libertins • Contes Grivois
Jean de La Fontaine

CONTES CHOISIS de Mr de Lafontaine : c'est la mention que porte la plupart des recueils de contes et fables de Lafontaine, actuels et passés. Lions, renards, moutons enseignent au lecteur la prudence, l'économie et la fidélité, et Lafontaine est dépeint comme un moraliste animalier, mari fidèle et père exemplaire. Mais pourquoi donc choisis ? J'ai découvert en feuilletant une édition hollandaise de 1709 (posthume) des contes licencieux qui ne figuraient pas dans l'éditon princeps ni dans aucunes des éditions du vivant de Lafontaine. C'est qu'on avait éliminés des receuils courant la vingtaine de contes grivois jugés peu propices à l'édification de la jeunesse. On voit dans ces contes nonnes, curés, hommes mariés et jouvencelles gaiement caracoler dans les jeux d'amour, l'histoire se terminant comme d'habitude par une morale, gaillarde celle-là. Les contes choisis ne sont donc des contes censurés, et c'est bien dommage au vu de leur qualité.

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Portraits vectoriels
de musiciens de Jazz

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La Renne Celtique vectorielle

Jean Jacques Henri Boudet mieux connu sous le nom de l'abbé Henri Boudet, est un homme d'Église, hermétiste et écrivain français né le 16 novembre 1837 à Quillan et mort le 30 mars 1915 à Axat. Il fut pendant 42 ans le curé de Rennes-les-bains, station thermale situé dans le département de l'Aude. Il est surtout connu comme l'auteur de La Vraie Langue celtique et le cromleck de Rennes-les-Bains, livre énigmatique en huit chapitres qui paru en 1886, ouvrage dans lequel l'auteur tente d'associer celtisme amalgamé avec le mégalithisme et christianisme et cherche à démontrer par l'étude étymologique (chapitres 1 à 6) de mots languedociens, hébreux, puniques, kabyles, basques et celtes par l'anglais de l'existence d'une langue primitive commune à toute l'humanité, «une sorte de vieux celte» confondu avec l'anglais moderne qu'il nomme La Vraie Langue celtique. La langue adamique aurait été conservé selon lui par la descendance postdiluvienne du patriarche biblique Gomère: le peuple celte des Volques Tectosages qui seraient aussi les ancêtres des Francs. Les Anglo-Saxons, descendants supposés d'une colonie de Volques Tectosages (que l'abbé Boudet nomme Tectosages3, dont dériverait le nom propre Saxon4) perdue quelque part dans la forêt hercynienne et qui finiront par réapparaître et s'installer dans une partie de l'Île de Bretagne mieux connue sous le nom d'Angleterre. Le septième chapitre du livre est quant à lui consacré à de prétendus mégalithes que l'abbé Boudet fait figurer à tort comme faisant partie d'un immense Cromleck de seize ou dix-huit kilomètres de pourtour mais qui ne sont en réalité que des blocs de pierres restées en place, résultat de l'érosion naturelle. Les toponymes des environs de Rennes-les-Bains quant à eux porteraient la marque linguistique des Tectosages, liant intimement le cromlech à la résurrection, ou, si l'on veut, au réveil inattendu de la langue celtique. Enfin, le livre s'achève sur le village celtique de Rennes-les-Bains.

Édition en carte postale

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Mickaël Hœbregs
6 rue Prof. Mahain - 4000 LIEGE - Belgique
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